tan-dorosti
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"Nous pensons avec Lerciche que la santé c'est le silence des organes, que par la suite le normal biologique n'est, comme nous l'avons déjà dit, révélé que par les infractions à la norme et qu'il n'y a pas de conscience concrète ou scientifique de la vie que par la maladie."
(Canguilhem, Le normal et le pathologique, p.72, 1966)
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... le fait "santé" est un fait culturel au sens le plus large du terme, c'est-à-dire à la fois politique, économique, et social, c'est-à-dire lié à un certain état de conscience individuelle et collective.
(M. FOUCAULT, Dits et écrits II, 1976-1988, p. 1200)
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« L'adaptation à un milieu personnel est une des présuppositions fondamentales de la santé. ».
Une telle conception peut sembler un paradoxe puisqu'elle tend à attirer l'attention du médecin sur des faits subjectivement éprouvés par le malade ou sur des événements tels que trouble, inadéquation, catastrophe; danger, plutôt susceptibles d'appréciation que de mesure ou d'exhibition objective. Or, selon Leriche, qui définit la santé comme « la vie dans le silence des organes », il ne suffit pas de définir la maladie comme ce qui gène les hommes dans leurs occupations, et sans doute on pourrait penser d'abord tirer de sa formule « pour définir la maladie il faut la déshumaniser » une réfutation des thèses de Goldstein.
(
Le normal et le pathologique)