zaban-var(z)-i
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Le langage c'est l'attitude définitoire d'Humain inscrit dans son code génétique. La langue, c'est la manifestation (historique ou sociale) de cette attitude.
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D'une part, la question de l'émergence de la fonction du langage qui pourrait remonter à plusieurs centaines de milliers d'années, voire à un à deux millions d'années. Et, d'autre part, la question d'une hypothétique langue mère, qui aurait été parlée par nos ancêtres, les premiers Homo sapiens, voilà environ 100 000 ans, en Afrique de l'Est, et dont dériveraient toutes les langues actuelles.
(Christophe Coupé, chercheur au laboratoire de dynamique du langage)
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Le langage se réalise nécessairement dans une langue.
(É. BEBNEVISTE, Problèmes de linguistique générale, Tome I, p. 85)
=> linguistique
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Le langage ... comme un instrument d'action et de pouvoir.
(P. BOURDIEU, Méditations pascaliennes (1997), p. 67)
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Nous n'apprenons jamais le langage sans apprendre, en même temps, les conditions d'acceptabilité de ce langage. C'est-à-dire qu'apprendre un langage, c'est apprendre en même temps que ce langage sera payant dans telle ou telle situation.
(P. BOURDIEU,
Ce que parler veut dire)
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... Au contraire, les sciences sociales doivent conquérir tout ce qu'elles disent contre les idées reçues que véhicule le langage ordinaire et dire ce qu'elles ont conquis dans un langage qui est prédisposé à dire tout à fait autre chose. Casser les automatismes verbaux, ce n'est pas créer artificiellement une différence distinguée qui met à distance le profane ; c'est rompre avec la philosophie sociale qui est inscrite dans le discours spontané. Mettre un mot pour un autre, c'est souvent opérer un changement épistémologique décisif (qui risque d'ailleurs de passer inaperçu).
(P. BOURDIEU dans Questions de sociologie, p.37, Minuit, 2002)