L’érudition désigne une grande étendue de savoir conférant une connaissance profonde et étendue en
littérature, en
philologie, résultant le plus souvent de l’étude et de la lecture étendue des documents consacrés au sujet plutôt qu’à des études scolaires.L’érudition, considérée par rapport à l’état présent des lettres, renferme trois branches principales, la connaissance de l’Histoire, celle des Langues, et celle des Livres. (…) La connaissance des livres suppose, du moins jusqu’à un certain point, celle des matières qu’ils traitent, et des auteurs; mais elle consiste principalement dans la connaissance du jugement que les savants ont porté de ces ouvrages, de l’espèce d’utilité qu’on peut tirer de leur lecture, des anecdotes qui concernent les auteurs et les livres, des différentes éditions et du choix que l’on doit faire entre elles. On peut citer comme exemple d’auteurs érudits l’écrivain romain
Varron, auteur de près de six cents volumes, dont seule une cinquantaine nous est parvenue,
Pic de La Mirandole, dans l’œuvre duquel certains ont cependant vu l’étalage d’une érudition superficielle, le pasteur polyglotte
Samuel Bochart ou le
philosophe Pierre Bayle.
Montaigne est considéré comme l’un des humanistes les plus érudits de la
Renaissance.
Pour la suite, voir Wikipédia.org...