XIe; du lat. infans, à l'accusatif infantem «qui ne parle pas», de in-, préf. négatif, et fari «parler», mot désignant d'abord «l'enfant en bas âge», puis «le jeune enfant», avant de remplacer en bas lat. les mots puer «l'enfant de six à quatorze ou quinze ans» et liberi «les enfants (au sens II) par rapport aux parents».nâ-guyâ, bi-zabân (pbp.)
kudak
farzand (plv. frazand)
bac-ca (plv. vacak, Hindi : bacca, PIE ?)
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Les enfants ont tout, sauf ce qu'on leur enlève.
(PRÉVERT, Intermède, Œuvres complètes dans La Bibliothèque de la Pléiade, Éditions Gallimard, 1992, p. 376)
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Enfant est aphone !
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L'enfant voit tout en nouveauté; il est toujours ivre. Rien ne ressemble plus à ce qu'on appelle l'inspiration, que la joie avec laquelle l'enfant absorbe la forme et la couleur. J'oserai pousser plus loin; j'affirme que l'inspiration a quelque rapport avec la congestion, et que toute pensée sublime est accompagnée d'une secousse nerveuse, plus ou moins forte, qui retentit jusque dans le cervelet. L'homme de génie a les nerfs solides; l'enfant les a faibles. Chez l'un, la raison a pris une place considérable; chez l'autre, la sensibilité occupe presque tout l'être. Mais le génie n'est que l'enfance retrouvée à volonté, l'enfance douée maintenant, pour s'exprimer, d'organes virils et de l'esprit analytique qui lui permet d'ordonner la somme de matériaux involontairement amassée.
(Baudelaire,
III. L’ARTISTE, HOMME DU MONDE, HOMME DES FOULES ET ENFANT )