Théorie qui permet de se fonder
sur l'apparence d'une situation pour lui faire produire des effets
juridiques qui ne lui sont pas normalement attachés puisqu'en réalité,
au delà de l‘apparence, elle ne remplit pas les conditions nécessaires
à cette fin.
Cette théorie ne peut être invoquée que par un tiers à
la situation dès lors qu'il aura pu légitimement croire que les
conditions nécessaires à la production d'un effet juridique existaient
en l'espèce bien que cela n'ait pas, en fait, été le cas (« error
communis facit jus »). Elle lui permet de prétendre à l'exécution
de ses obligations par le débiteur apparent bien que les conditions légales
d'une telle exécution n'existent pas en fait. Mais celui dont les
droits et/ou obligations ne sont qu'apparents ne saurait quant à lui se
prévaloir de cette apparence.
L'une des applications les plus usuelles
de cette théorie est le mandat apparent : Z peut exiger de X l'exécution
d'obligations qu'il a pu légitimement croire que Y avait reçu mandat
de souscrire au nom et pour le compte de X alors que tel n'était pas le
cas.
Voir également
Contre-lettre,
Mandat
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Lawperationnel Le Droit et les contrats dans la pratique et les Affaires par A-J Darmon, Avocat, Paris, France.