Sont
couverts par le secret de fabrique les procédés de fabrication d'une
certaine originalité ayant un intérêt pratique et commercial pour
l'entreprise (amélioration de la production,
diminution du prix de revient) s'ils sont traités de façon
confidentielle.
Il
convient donc de protéger les secrets de fabrique en insérant dans les
contrats de travail et d'entreprise une clause de confidentialité, éventuellement
assortie d'une
clause pénale fixant le montant des indemnités dues à
l'entreprise en cas de violation de l'obligation.
La
divulgation des secrets de fabrique d'une entreprise par l'un de ses
employés constitue un délit pénal en vertu de l'article L. 152-7 du
code du travail.
L'auteur
de la révélation du secret, dès lors qu'il connaissait l'utilité et le
caractère secret des procédés divulgués, risque une peine de deux ans
d'emprisonnement et une amende tout comme celui qui aurait tenté de les
divulguer. Le tiers complice de la divulgation qui cherche à obtenir d'un
employé un procédé de fabrication encoure les mêmes peines.
La
divulgation de secrets de fabrique est également condamnable au civil.
Elle peut résulter de la violation d'une clause de confidentialité et
justifier le
licenciement du salarié auteur de la divulgation ainsi que
le versement à l'employeur de
dommages et intérêts pour rupture du
contrat.
En
l'absence de clause de confidentialité, elle peut donner lieu à l'octroi
de dommages et intérêts sur le terrain de la responsabilité
délictuelle.
Elle justifie également une
action en concurrence déloyale lorsque les secrets de fabrique ont été divulgués de manière fautive
au profit d'une entreprise concurrente en dehors de l'exécution du
contrat de travail ou à l'expiration de celui-ci.
Voir également
Savoir-faire
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Lawperationnel Le Droit et les contrats dans la pratique et les Affaires par A-J Darmon, Avocat, Paris, France.