Le fascisme (en
italien fascismo) est un mouvement
politique d'origine
italienne apparu en
1919. Ce terme, très utilisé, a par la suite pris un sens beaucoup plus large. Il est donc nécessaire de cerner ses différents niveaux d'acception.Au sens strict, le terme désigne le mouvement politique fondé par
Benito Mussolini, ainsi que le régime qui était en vigueur en Italie quand Mussolini était au pouvoir, de
1922 à
1945. Partisan du
totalitarisme et adversaire de la
démocratie et du
socialisme, le fascisme mussolinien se réfère également aux idées du syndicaliste-révolutionnaire français
Georges Sorel, pour qui l'émancipation de la classe ouvrière passe par la violence. Ce sens strict est notamment utilisé par les historiens. Au sens large, le terme fascisme a pris un sens générique. Le modèle italien s'étant exporté dans toute l'Europe (
nazisme en Allemagne,
franquisme en Espagne), il s'est ensuite étendu à tout mouvement politique s'appuyant sur un pouvoir fort, prônant un
État sécuritaire, les métiers organisés en
corporations (ceci au moins jusqu'en 1945), l'exaltation du sentiment
nationaliste et une
politique réactionnaire. Le politologue français
Pierre Milza a ainsi titré l'un de ses ouvrages Les Fascismes. De nombreux spécialistes affirment que le
nazisme est à l'opposé du fascisme au sens strict, ce dernier ayant pour objectif de créer un état fort, alors que le nazisme a pour but de détruire l'état (justice, armée, police...) et faire détenir les domaines
régaliens par le parti et ses dirigeants. De plus, le fascisme aborde très peu les thèmes raciaux, à l'inverse du nazisme.Dans son acception la plus large, le terme est employé de manière péjorative par certaines
idéologies qui tendent à associer le fascisme à leurs ennemis, ou le définissent comme étant l'opposé de leurs propres visions. Cette acception a été facilement employée par les
Soviétiques durant la
guerre froide, dans le cadre de la "tactique du salami" (cf.
Mátyás Rákosi en Hongrie dans les années 1940/50), qui consiste à diviser les partis politiques adverses en les accusant de fascisme ou de révisionnisme, pour les éliminer un à un jusqu’à ce que le Parti communiste reste le seul parti. Les
staliniens ont été jusqu'à traiter des dirigeants sociaux-démocrates de « social-fascistes ». Dans le débat politique contemporain, le terme fasciste continue d'être employé comme une injure ; ainsi,
Nicolas Sarkozy a pu être qualifié de dirigeant fasciste par des mouvements d'extrême-gauche.
Pour la suite, voir Wikipédia.org...