Indemnité
due au créancier par le débiteur d'une somme d'argent qui
s'acquitte avec retard du paiement de celle-ci. L'intérêt légal est
dû en considération du seul retard, sans que la preuve d'un préjudice
ait à être rapportée par le créancier. Sauf exceptions en matière de
mandat, de caution, de paiement indu, de loyers, fermages, arrérages de
rentes perpétuelles ou viagères, l'intérêt légal n'est cependant
dû que du jour d'une sommation de payer ou d'un acte équivalent.
En
matière de condamnation judiciaire, la condamnation au paiement d'une
somme d'argent emporte intérêts au taux légal même si le jugement
est silencieux sur ce point. Les intérêts sont, dans ce cas, dus à
compter du prononcé du jugement sauf si les juges en décident autrement.
Lorsque
la Cour d'appel confirme purement et simplement une condamnation prononcée
en première instance, les intérêts légaux courent à compter du
prononcé du jugement de première instance ; dans les autres cas,
ils courent à compter de l'arrêt d'appel sauf si la Cour en décide
autrement. Le taux de l'intérêt légal est fixé, par décret, pour
l'année civile. Il est majoré de 5 points à l'expiration du délai
de deux mois.
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Lawperationnel Le Droit et les contrats dans la pratique et les Affaires par A-J Darmon, Avocat, Paris, France.