Commissaire Charles Gillard
Très bon policier, détenteur de la vérité, mais sans le savoir.
Son
interrogatoire de
Bartkowski , travail modèle pour des policiers ou même pour une interview de journaliste, permet d'aiguiller vers la piste d'une action commando des services secrets de l'Est.
Si après l'an 2000, les dires contemporains de Bartkowski sont peu crédibles, son récit de novembre 1952, peu de temps après les faits, dans un délai insuffisant pour broder une histoire très sophistiquée pour un garçon aussi simple et maladroit, reste une base solide.
Le commissaire Gillard conclut son rapport par cette phrase énigmatique :
"le motif d'une telle dénonciation m'échappe totalement"
Une hypothèse serait la suivante : Bartkowski est un malchanceux et un poissard.
7 jours seulement après ce coup réussi et fructueux à Lurs, il se fait prendre bêtement pour un vulgaire vol de pantalon.
Résultat : il se retrouve en prison pour des années, et à la limite peut se sentir menacé d'une élimination, même derrière les barreaux.
Alors que ses complices sont totalement à l'abri par leurs passages à l'Est si on les cherche côté Ouest, et où ils peuvent mener la grande vie. A cette époque le rideau de fer est déjà très étanche.
Il présume donc que tôt ou tard, indépendamment de ses aveux, la police saura retrouver leurs traces, et le seul qui passera au tribunal sera lui-même, qui trinquera au maximum pour complicité de meurtre, pour les autres, même s'il n'a jamais tué personne.
En déballant l'affaire il peut s'attirer les faveurs du tribunal et sauvegarder sa propre sécurité.