Lettre
par laquelle tout créancier, à l'exception des salariés, d'un débiteur
mis en
redressement ou
liquidation judiciaire doit déclarer sa ou ses créances
de sommes d'argent qui ont leur origine antérieurement au jugement
d'ouverture de la procédure. Elle doit porter sur le principal de la créance
due ou à échoir (indication de la date des échéances) mais aussi les
intérêts courus et arrêtés au jour du jugement d'ouverture, les
accessoires, dommages et intérêts, pénalités. La déclaration ne peut
être faite à titre provisionnel sauf par le Trésor Public et la
Sécurité Sociale. Les montants doivent être exprimés en francs
français et mention expresse doit être faite des sûretés assortissant
éventuellement la créance ainsi que de la juridiction saisie si la
créance fait l'objet d'une instance en cours. La déclaration doit
être adressée, par précaution en recommandé, au
représentant des créanciers (redressement judiciaire) ou au liquidateur (liquidation
judiciaire) dans un délai de deux mois à compter de la publication du
jugement au
BODACC (délai augmenté de deux mois pour les créanciers
domiciliés hors de France métropolitaine). Un délai supplémentaire est
accordé pour la déclaration des créances résultant de la résiliation
des contrats qui étaient en cours au jour du jugement d'ouverture et qui n'ont pas été
poursuivis. Il est d'un mois à compter de la résiliation. Le défaut
de déclaration dans les délais légaux entraîne la
forclusion c'est
à dire l'impossibilité pour le créancier de prétendre au paiement
des sommes qui lui sont dues, sauf à être relevé de cette forclusion en
prouvant, dans l'année du jugement d'ouverture, que l'absence de déclaration
de sa créance dans les délais n'est pas dû à son fait.
Voir également
Procédure collective,
Juge commissaire
Nos dossiers sur
la déclaration de créances et plus généralement sur
le cocontractant en difficulté.
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Lawperationnel Le Droit et les contrats dans la pratique et les Affaires par A-J Darmon, Avocat, Paris, France.