Dans
les relations entre professionnels, il est possible de limiter
contractuellement ses responsabilités, voire même de les exclure.
Exemple : le vendeur professionnel peut s'exonérer des
dommages et intérêts dus à son cocontractant professionnel en cas de retard ou
délivrance non conforme.
Attention ! Cette possibilité s'entend dans les
limites de la
bonne foi et pour autant qu'elle ne porte pas sur les
obligations essentielles du contrat. Elle ne peut servir à exonérer le
débiteur en cas d'inexécution due à son
dol (manœuvre frauduleuse
destinée à tromper l'autre partie) ou à sa faute lourde.
Pour les contrats conclus avec un consommateur, l'article R. 132-1 du code
de la consommation prévoit la nullité de toute clause visant à limiter
ou exclure le droit à réparation du consommateur.
Article 1150 C.civ. :
Le débiteur n'est tenu que des dommages et intérêts qui ont été
prévus ou qu'on a pu prévoir lors du contrat, lorsque ce n'est point par
son dol que l'obligation n'est point exécutée. Jurisprudence : Cass.
Com. 23 novembre 1999 (JCP 2000.II.10236, note Chazal) : Est licite une
clause d'irresponsabilité dès lors qu'elle figure sur toutes les
factures du débiteurs et que le contrat l'incluant unit deux
professionnels.
Voir
également
clause pénale,
astreinte
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Lawperationnel Le Droit et les contrats dans la pratique et les Affaires par A-J Darmon, Avocat, Paris, France.