Clause de non-concurrence
Une clause de non-concurrence peut être insérée dans un
contrat de travail afin d'éviter, à la fin de la relation contractuelle, que le salarié ne concurrence son ancien employeur. Elle peut se révéler utile par exemple pour l'employeur soucieux de conserver la
clientèle créée ou gérée par son agent commercial lorsque celui-ci quitte l'entreprise. On constate, d'une manière générale, que les conditions de validité et de mise en œuvre de cette clause ne diffèrent que légèrement d'un pays à l'autre.
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Non-concurrence (Clause de)
© 2004
Serge Braudo, Retired Judge of the Court of Appeals of Versailles (France)
Clause de non-concurrence
Entre
professionnels, la clause de non-concurrence permet d'interdire à l'un
des deux d'exercer, directement ou indirectement, une activité
concurrente de celle de l'autre. Cette clause, qui porte atteinte à la liberté
d'entreprendre, doit être limitée dans le temps, dans l'espace, et quant
à la nature de l'activité exercée. De plus, les restrictions qu'elle
impose au cocontractant doivent être proportionnées à l'objet du
contrat. Le non-respect de cette clause peut entraîner, outre le
versement de
dommages et intérêts, l'obligation de faire immédiatement
cesser le trouble, voire même de mettre fin à l'activité concurrente,
sans même que la victime n'ait à prouver le caractère fautif ou déloyal
des actes commis. Le montant des dommages et intérêts peut être
utilement fixé dans une clause à titre préventif. Dans les contrats de
travail, il est quelques fois inséré une clause de non-concurrence, non
seulement durant la période contractuelle, mais également pendant les
deux années suivantes. L'obligation doit elle aussi être limitée dans le
temps et dans l'espace, et la non-concurrence doit impérativement être rémunérée
à l'issue du contrat de travail.
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Lawperationnel Le Droit et les contrats dans la pratique et les Affaires par A-J Darmon, Avocat, Paris, France.