Opération
juridique par laquelle un créancier (cédant) transfère à un tiers
(cessionnaire) sa créance contre son débiteur (débiteur cédé). Cette opération
peut être pour l'entreprise un moyen de payer une dette antérieure échue
au cessionnaire de la créance. La cession de créance peut concerner des
créances déjà existantes, mais aussi futures ou éventuelles. Elle peut
être totale ou partielle. Lorsqu'elle est partielle, il est recommandé
au cédant et au cessionnaire de préciser dans une convention les droits
et obligations de chacun. La cession
prend effet entre les parties dès qu'elles se sont mises d'accord sur la
chose et sur le prix, mais il peut être intéressant de faire un acte
authentique pour en préciser les conditions et établir la preuve de son
existence. Concernant
le débiteur des créances, son consentement n'est pas requis, mais il
doit être averti soit par signification par un huissier, soit par
l'acceptation de la cession par acte sous seing privé. Si elle doit être
opposée à des tiers autres que le débiteur (tels les créanciers du cédant
ou un autre cessionnaire de la même créance), cette acceptation doit se
faire par acte authentique. Le respect de ce formalisme permet d'éviter
le risque d'un paiement au cédant ou de l'acquisition par des tiers
d'autres droits sur la créance cédée.
Voir
également
Cession Dailly,
affacturage,
lettre de change,
billet à ordre ,
subrogation
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Lawperationnel Le Droit et les contrats dans la pratique et les Affaires par A-J Darmon, Avocat, Paris, France.