Bonnes mœurs
Bonnes mœurs
Le
respect des bonnes mœurs est, avec celui de l'ordre public, l' une des
conditions de licéité des conventions.
Il
est particulièrement difficile de définir les bonnes mœurs. Elles
peuvent tout à la fois renvoyer aux pratiques sociales majoritaires de la
société et à la morale judéo-chrétienne.
Le
juge dispose en cette matière d'une grande liberté pour apprécier ce
qui heurte les bonnes mœurs.
En
pratique, elles recouvrent essentiellement les mœurs sexuelles et de
façon plus indirecte les mœurs familiales.
Il
y a donc peu de chance qu'une convention du monde des affaires
heurte les bonnes mœurs. Toutefois cette notion est quelque fois
sollicitée dans des jurisprudences relatives au courtage matrimonial pour
imputer à une des parties l'annulation du contrat de courtage.
La
notion de morale des affaires n'a pas réellement été consacrée en tant
que principe. Les questions d'éthique ou les pratiques pouvant être
jugées immorales, dans une acception large, seront plus certainement
sanctionnées dans le cadre de la notion d'ordre public.
Pour
les questions mêmes qu'elle recouvrait traditionnellement, la notion de
bonnes mœurs semble en recul, concurrencée par d'autres Droits et
principes tels le Droit au respect de sa vie privée (notamment en
matière de pratiques sexuelles ) et le principe du respect de la dignité
de la personne humaine.
Une
convention heurtant les bonnes mœurs peut être annulée.
Copyright 2002-2006 Albert-Jean Darmon -
Lawperationnel Le Droit et les contrats dans la pratique et les Affaires par A-J Darmon, Avocat, Paris, France.